DuPont et Environmental Defense lancent un outil complet pour évaluer et traiter les risques potentiels des nanomatériaux
DuPont et Environmental Defense ont instauré aujourd'hui un cadre d'évaluation des risques nanotechnologiques visant à favoriser le développement et l'utilisation responsables des nanotechnologies et à engager un dialogue plus éclairé à l'échelle mondiale sur leurs risques potentiels. Ce cadre d'évaluation des risques est conçu pour être utilisé partout dans le monde par les petites et les grandes entreprises, les organismes de réglementation, les universités et d'autres intervenants qui démontrent un intérêt à l'égard de la commercialisation de nanomatériaux.
En septembre 2005, DuPont et Environmental Defense ont établi un partenariat dans le domaine des nanotechnologies en créant une équipe multidisciplinaire qui possède une expertise en science, en ingénierie, en droit et en affaires. L'objectif consistait à mettre en place un processus systématique et rigoureux pour évaluer et traiter les risques des nanomatériaux pour l'environnement, la santé et la sécurité à toutes les étapes du cycle de vie des produits – de l'approvisionnement initial à la fabrication, l'utilisation et le recyclage ou l'élimination.
Le cadre ainsi établi offre aux organisations un processus rigoureux et utilisable en six étapes qui sert à définir, à évaluer et à gérer les risques potentiels de ces matériaux. Ces six étapes sont les suivantes :
- décrire le matériau et l'application à laquelle il est destiné;
- établir le profil du cycle de vie de ce matériau pour cette application;
- évaluer les risques connexes;
- évaluer les options offertes pour gérer ces risques;
- déterminer les mesures à prendre et les consigner;
- passer régulièrement en revue les nouveaux renseignements obtenus et modifier les mesures à prendre en conséquence.
« Grâce aux nanotechnologies, des innovations dans le domaine des matériaux, de l'énergie et dans d'autres secteurs peuvent apporter des bienfaits considérables sur le plan de l'environnement et de la santé, affirme Gwen Ruta, directrice des partenariats entre les entreprises chez Environmental Defense. Notre intention est de tirer profit au maximum de ces technologies sans que cela n'entraîne de conséquences non désirées. Nous voulons bien faire les choses dès le départ. »
« Ce cadre intègre un processus rigoureux visant le développement responsable des nanomatériaux, déclare Linda Fisher, vice-présidente et chef en matière de développement durable chez DuPont.Chez DuPont, cette approche est conforme à notre processus de gestion des produits obligatoire, et nous encourageons d'autres organisations à emboîter le pas. Bien que nous ne considérions pas ce cadre comme un substitut à la réglementation, nous espérons que les gouvernements s'en inspireront pour rédiger des règlements appropriés. »
Pendant l'élaboration de ce cadre, DuPont et Environmental Defense ont sollicité et reçu de nombreux commentaires d'un large éventail de parties intéressées, y compris d'autres entreprises et ONG, des représentants gouvernementaux et des universitaires. Ce cadre comporte des méthodes de gestion des risques éprouvées pouvant être complètement intégrées aux pratiques en matière d'environnement de santé et de sécurité actuellement en place au sein des entreprises. Il comprend également plusieurs éléments nouveaux qui peuvent aider à comprendre les risques potentiels uniques des nanomatériaux, notamment la recommandation d'établir des profils informationnels (ou « données de base ») décrivant les propriétés, les dangers et les expositions associés à des nanomatériaux donnés et des directives pour recueillir des renseignements plus détaillés sur les propriétés physico-chimiques, l'écotoxicité et l'évolution dans l'environnement de ces matériaux que ceux utilisés habituellement dans les profils de gestion des risques existants.
Afin d'évaluer l'efficacité, la souplesse et la valeur concrète de ce cadre, DuPont a réalisé trois projets-pilotes sur trois nanomatériaux de catégories différentes : un nouveau produit à base de dioxyde de titane, des nanotubes de carbone et du fer à valence zéro.
« Ces projets ont été sélectionnés non seulement parce qu'ils présentaient un intérêt pour DuPont, mais aussi parce qu'ils permettaient de tester adéquatement le cadre, déclare Terry Medley, directeur des questions réglementaires à l'échelle mondiale de DuPont. Chacun de ces matériaux occupe une position différente dans la chaîne de valeur de DuPont et se trouve à une étape de développement différente. Ces projets ont nécessité des ressources différentes, ont produit divers résultats et ont fait appel à différents aspects du cadre. Voici ces trois projets :
- Un nouveau produit à base de dioxyde de titane, le photostabilisant 210 DuPontmc, pour protéger les matières plastiques du soleil. Une annonce au sujet de ce produit et de sa disponibilité commerciale sera faite dans un proche avenir. Toutes les particules de ce produit ne correspondent pas à la définition spécifique d'un nanomatériau puisque bon nombre de celles-ci ont une taille plus importante que la taille seuil établie à 100 nanomètres. Cependant, la mise au point de ce matériau s'avère un bon test pour la méthodologie du cadre. Le cadre a permis à DuPont d'établir un profil détaillé de l'exposition et des dangers associés à ce matériau avant sa commercialisation.
- Les nanotubes de carbone incorporés dans les nanocomposites à base de polymères pour améliorer les propriétés mécaniques et électriques des thermoplastiques industriels. DuPont procède actuellement à des activités de recherche et de développement de base sur les nanotubes de carbone pour vérifier s'ils pourront être utilisés dans des applications futures. La société a employé ce cadre pour parfaire ses méthodes de gestion à l'interne et pour déterminer les questions auxquelles il faut répondre concernant de telles applications avant qu'elles ne passent de la R-D à la commercialisation.
- Le fer à valence zéro, dont DuPont évaluait l'utilisation possible pour assainir l'eau souterraine. Le cadre a permis de faire ressortir un certain nombre de questions concernant la sécurité physique, l'évolution et le transport de ce matériau pour cette application environnementale. DuPont a décidé de cesser d'employer ce matériau jusqu'à ce que ces questions soient réglées.
Environmental Defense, un organisme sans but lucratif de premier plan, représente plus de 500 000 membres. Depuis 1967, il fait appel à la science, à l'économie, au droit et à des partenariats novateurs du secteur privé afin de proposer des solutions révolutionnaires aux problèmes environnementaux les plus graves.
DuPont est une société offrant des produits et des services issus de la recherche scientifique. Fondée en 1802, DuPont met la science à contribution en créant des solutions durables essentielles à une vie plus saine, plus sécuritaire et de meilleure qualité pour les gens partout dans le monde. Présente dans plus de 70 pays, DuPont offre une vaste gamme de produits et services novateurs destinés à de nombreux marchés dont l’agriculture et l’alimentation, l’habitation et la construction, les communications et les transports.
21-06-07
Note du rédacteur : Pour obtenir de plus amples renseignements sur le cadre d’évaluation ou pour télécharger une copie de ce communiqué, consultez le site www.NanoRiskFramework.com.