On rencontre plusieurs espèces de taupins ; les plus fréquentes sont Agriotes lineatus et Agriotes sputator.
Classification
Coléoptère, Elaterides.
Description
Adultes : couleur sombre, 6 à 12 mm. Le corps est torps très allongé, recouvert d’une fine pubescence blanchâtre. Le pronotum est bombé sur la face dorsale. Les élytres sont étroits, allongés à l’extrémité. Le taupin est caractérisé par la présence d’une pointe prosternale.
Larve : appelée « larve fil de fer » : 17 à 20 mm de long, moins de 2mm de large. Elle est cylindrique, de couleur jaune pâle brillant. Le corps est très dur et résistant.
Cycle
Le cycle évolutif s'étale généralement sur 4-5 ans. On a une génération environ tous les 6 ans.
Les adultes sont formées en été mais restent en diapause dans le sol jusqu’au printemps de l’année suivante. Ils se nourrissent de feuilles des plantes sauvages ou cultivées. Le mâle meurt peu après l'accouplement, la femelle à la fin de l'été. Les oeufs sont déposés de préférence dans des terrains frais à une profondeur de 20 à 60 mm, isolément ou par petits groupes. Une femelle pond de 150 à 200 oeufs.
Après 25 à 60 jours, les larves apparaissent. Elles se déplacent verticalement dans le sol selon la température et l’humidité du sol. On note généralement deux remontées annuelles, l'une au printemps, l'autre en fin d'été. A ces périodes, les larves attaquent les parties enterrées des plantes. L’évolution larvaire dure 4 ans.
La nymphose dure 1 mois et se fait dans le sol.
Symptômes & dégâts
Les larves de taupins sont très polyphages et s’attaquent à différentes cultures.
Lorsqu’elles larves attaquent les graines ou les plantules, on observe des pertes à la levée, sur des zones plus ou moins circulaires. Ces dégâts sont caractéristiques, notamment en grandes cultures.
Sur les cultures à racines charnues (carottes, betteraves…) ou à tubercules (pommes de terre…), on observe des galeries creusées dans les parties souterraines, diminuant la qualité visuelle du produit et le rendant impropre à la commercialisation.
Les pertes de rendement observées dépendent de plusieurs facteurs : la culture, la densité de semis…
Au niveau des feuilles, le phomopsis se caractérise par des taches nécrotiques triangulaires en bord de limbe, se développant vers le pétiole. Ces taches évoluent jusqu’au dessèchement complet des feuilles.
Sur les tiges, la maladie se caractérise par des taches brunes au niveau de l’insertion du pétiole ; ces taches progressent jusqu’à encercler totalement la tige.
Ces symptômes peuvent provoquer un échaudage des capitules, voire la verse des tiges.
Nuisibilité
Les rendements peuvent être affectés par des pertes de 5 à 10 qx/ha. On peut également observer jusqu’à 30 % de baisse de la teneur en huile. Enfin, lorsque l’attaque a lieu très tôt, une perte importante peut se produire par un phénomène d’échaudage.
Biologie
Le pathogène responsable du phomopsis sur tournesol est Phomopsis helianthii. Il se conserve durant l’hiver sous la forme de mycélium sur les débris de tige. A la fin de l’hiver, des périthèces se forment et vont libérer les ascospores responsables de la contamination. Ces dernières peuvent survenir tôt au printemps.
Conditions favorables
- Température : elle doit atteindre 10°C pour que les périthèces se forment.
- Humidité : la contamination des feuilles nécessite une humidité relative supérieure à 90%. Les ascospores sont disséminées par les pluies.